Réforme des baux commerciaux : Loi 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique

par Bastien BRIGNON, Maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille - Avocat
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La loi de simplification de la vie économique (SVE) du 26 mai 2026 modifie le statut des baux commerciaux. Sont concernés le droit de préférence du preneur, les clauses résolutoires, le loyer (mensualisation du loyer et clause tunnel) et les garanties (dont le dépôt de garantie).

La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique, dite «loi SVE» constitue probablement la réforme la plus importante du statut des baux commerciaux depuis la loi Pinel du 18 juin 2014. La loi SVE a été adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat respectivement les 14 et 15 avril 2026, après trois ans de gestation. Il s’agit du texte résultant des travaux la Commission mixte paritaire, chargée de trouver un consensus équilibré dans les rapports commerciaux locatifs : d’un côté, les preneurs doivent faire face à l’inflation, à l’augmentation des loyers, à l’alourdissement des charges sociales ; d’un autre, les bailleurs doivent lutter contre la vacance, faire face eux-mêmes à leurs propres investissements ; les deux devant faire face à un contexte mondial et géopolitique plus que dégradé. Avant d’être promulguée par le président de la République française, et publiée au journal Officiel, cette loi a été soumise au Conseil constitutionnel pour être censurée sur un certain nombre de sujets mais pas en ce qui concerne les baux commerciaux.

Comme toute réforme issue d’un compromis, cette loi comporte des mesures tantôt favorables aux locataires tantôt aux propriétaires, tantôt peut-être aux deux. Parmi les évolutions profitables aux preneurs, il y a la mensualisation de droit du loyer sous conditions (I) et la limitation des garanties (II) ; parmi les mesures qui vont intéresser les bailleurs, il y a le durcissement de l’octroi des délais de paiement (III) et sans doute également la restriction encore du droit du préférence du locataire (IV) ; et parmi les dispositions intéressant propriétaires et exploitants, il y a les clauses tunnels (V).

 

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