[2016-04] - Publicité foncière et intégration d’une voie dans le domaine communal.

par Super User
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JOAN Q du 23 février 2016, p. 1658. Rép. minist. n° 36510. 

Son attention ayant été attirée sur le refus des services de la conservation des hypothèques de publier les éléments de l’opération par laquelle une commune a intégré d’office la voirie d’un lotissement dans le domaine public communal conformément à l’article L. 318-3 du Code de l’urbanisme, la ministre du logement a indiqué que, conformément à l’article 33 du décret n° 55-471 du 30 avril 1955, le service du cadastre est habilité à constater d’office les changements de toute nature n’affectant pas la situation juridique des immeubles. Les parcelles des communes qui sont affectées à l’usage du public peuvent donc être incorporées au domaine non cadastré au simple moyen de croquis de conservation, dits également croquis fonciers, qui sont établis par le service du cadastre sur la base des délibérations portées à sa connaissance et sans qu’aucune formalité supplémentaire de la part de la commune ne soit alors nécessaire. Le service du cadastre en informe ensuite le service de la publicité foncière territorialement compétent afin d’assurer la concordance du fichier immobilier avec la documentation cadastrale. Pour ce faire, le service du cadastre transmet au service de la publicité foncière un procès-verbal établi par ses soins dont la publication au fichier immobilier pour l’information des tiers sur la base des articles 26 et 28 du décret n° 55-1350 du 14 octobre 1955 ne donne lieu au paiement ni de la contribution de sécurité immobilière ni de la taxe de publicité foncière. Quoiqu’elle la rende sans objet, cette procédure n’interdit toutefois pas à la commune de requérir la publication au fichier immobilier de la décision de classement dès lors qu’elle se rapporte à un immeuble et que les exigences de forme régissant la publicité foncière (caractère authentique de la décision, identification complète de la commune, désignation précise de la parcelle concernée, effet relatif, certifications…) sont respectées. Il est précisé qu’une telle publication donne lieu à la perception par le service de la publicité foncière d’une contribution de sécurité immobilière de 15 € (Code général des impôts, art. 881 M, b.) et de la taxe de publicité foncière de 125 € (CGI, art. 680).